Évidemment la qualité du son
dépend de votre carte ; un vrai instrument avec, si possible, un musicien
est incomparable. En parlant instruments (laissons tomber les qualités du
musicien...) je joue sur une Guild D 35 de 1973 dont j'apprécie
beaucoup et la facilité de jeu et la sonorité, après avoir eu (il y a plus de
vingt cinq ans !) une Gibson, probablement une J 24 autant que je m'en souvienne. C'était
l'époque où il n'y avait pas de magazine du
style
Fingerstyle
Guitar Magazine, ni Internet avec des sites comme
... Les rares
informations étaient dures à trouver.
Autre problème de la guitare, les cordes. Le problème des cordes métalliques, c'est l'oxydation. Ça sonne bien le premier jour, moins bien le troisième, et quinze jours après (une semaine le plus souvent...) on peut changer le jeu complet, à moins de ne pas écouter quand on joue. Renbourn joue sur des D'Addario "nickel wound", d'une part pour éviter ça (le nickel s'oxydant moins vite que le bronze), d'autre part pour une meilleure compatibilité avec son micro (Sunrise). A noter l'équilibre particulier entre les cordes, la composition étant : .052 .039 .028 .019 .014 .012. Une marque de cordes permettant d'oublier presque entièrement l'oxydation et donc la perte de son existe, les cordes Elixir de chez Gore. Pour les francophones, allez donc voir à cette adresse. Depuis que ces lignes ont été écrites (trois ans déjà...) je ne joue plus qu'avec les cordes Elixir, toujours disponibles via DADGAD Music, le label de Pierre Bensusan (voir le lien précédent) mais aussi chez Oscar Music. Avantage, ils ont aussi les custom light (.011 - .052).
Et
maintenant, place à la musique.
Première partie : jardins divers
|
Nom |
Accord | |
| Fortune, John
Dowland Écrite pour luth, cette pièce fameuse est ici transcrite pour guitare, dans un accord particulier, avec la corde de sol baissée d'un demi-ton. L'originalité de la mélodie et les finesses de l'harmonisation donnent à ce morceau une couleur résolument moderne. |
EADF#BE | |
| Air, John
Dowland A l'origine pour le luth, ce morceau a beaucoup de charme. A noter l'enchaînement rythmique particulier qui précède les mesures finales. |
EADGBE | |
| Jazz me Blues, anonyme Comme son nom l'indique un peu ragtime... Je ne connais pas l'auteur et je n'ai qu'une vieille tablature qui doit bien avoir vingt-cinq ans mais l'air est encore jeune, non ? |
DADGBE | |
| Blues, Bert
Jansch Ce morceau dont je ne connais pas le nom (peut être Bright New Year), dont je n'ai pas le disque mais seulement là encore une tablature ; c'est un blues qui est ici joué deux fois mais je l'imagine bien en accompagnement d'une chanson. Laquelle ? |
DADGBE | |
| Tell me what is true love, Bert Jansch (début...) que je mets ici parce que l'arpège, mes amis, l'arpège... | EADGBE |
|
| TDB, de Rémy Froissart, guitariste que je n'ai jamais entendu, ni rencontré. Le morceau a été transcrit il y a vingt-cinq ans environ par Didier Large, qui était mon professeur de guitare à l'époque et que l'on retrouvera plus loin dans la deuxième voix de Scarborough Fair. Qu'il soit ici salué. J'espère qu'il joue encore, et avec autant de plaisir qu'à l'époque. | EADGBE | |
| Les barricades
mystérieuses, François Couperin Une pièce originalement pour clavecin. Dans un disque aujourd'hui épuisé, Denis Gasser le jouait dans une version pour guitare (j'ai du connaître Denis Gasser dans les années 70, au moment où il donnait des cours de guitare dans une MJC de la région parisienne). J'ai cherché longtemps la partition de ce morceau que je trouve toujours magnifique. Ici vous l'avez transcrit pour guitare en accord de luth. Précision toutefois, si cette transcription est fidèle à l'original, elle ne correspond pas à ce que l'on entend dans le disque. De toutes façons, comme ce disque est introuvable, qu'est-ce que ça peut faire, hein ? Sa version est quelque peu fantaisiste par rapport à l'original de Couperin mais son interprétation toute en retenue des barricades que mettent les femmes devant les avances des hommes est tout simplement magnifique. |
EADF#BE | |
| Reverdie, Anonyme
XIII siècle Ça, c'est une exclusivité qui date un peu... Le Reverdie, un morceau anonyme du 13ème siècle (date totalement non garantie) a été mis en musique par un illustre inconnu nommé Jean Louis Cros au début des années 70. J'en profite pour saluer les habitants de Bourg en Bresse, en souvenir. Les paroles du premier couplet, maintenant : Voulez vous que je
vous chante Précisions envoyées par un internaute : Jean-Louis Cros habitait à Bourg dans les années 70 (en fait Péronnas). Il crèche au Canada (Quebec) depuis les années 80 et a continué la musique avec le groupe "Ad vielle que pourra" qui tournait beaucoup au States dans les années 90 (4 disques chez green linet) http://www.folksylinks.it/advielle/advielle.html |
EADGBE | |
| Belle qui tient ma vie,
Thoinot Arbeau La pavane Belle qui tient ma vie, (pas pour la guitare mais bon...) une pièce anonyme du XVI siècle, est tirée de l'Orchésographie de Thoinot Arbeau, datée approximativement de 1589. Étrangement ressemblante à Fortune, elle date de la même époque, alors... |
EADF#BE |
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Pour les amoureux de musique irlandaise, je ne saurais trop recommander le site de Jean Banwarth. Guitare irlandaise, bouzouki, accompagnement, stages méthodes, trucs, bidules et un raton laveur. En plus c'est le seul endroit sur le web où l'on trouve des tablatures de Tony Mac Manus. Comment, vous ne connaissez pas Tony Mac Manus !!! |
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Continuons dans le même style, "Celtic Guitar", en s'éloignant un peu de l'hexagone pour se rapprocher des sources. En l'occurence d'un guitariste et webmestre talentueux et prolifique, Glenn Weiser. Là aussi la visite vaut le détour, croyez-moi. |
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Deuxième partie : Pierre Bensusan
Ces tablatures sont extraites du "Livre de Guitare", (The Guitar Book, Pierre Bensusan, Hal Leonard Corporation, 1985) et sont proposées comme exemples de pièces utilisant l'accordage DADGAD. A ce sujet, la lecture du livre de Pierre, ou de son plus récent Pierre Bensusan presents DADGAD Guitar, qu'il est possible de commander directement aux USA, est indispensable pour les conseils prodigués. Je souhaite juste que ces petits morceaux puissent vous inciter à poursuivre dans la découverte de ce guitariste de talent, plus présent aux USA qu'en France à mon grand regret. Il y a vingt-cinq ans, la vague folk était bien présente en France, avec pierre et beaucoup d'autres (je pense en particulier à Laurent Vercambre, de Malicorne, qui a depuis fondé le Quatuor). Cette vague déferlait quelquefois lors de festivals. Pour les amateurs de souvenirs, un petit texte à ce propos.
| Le voyage pour
l'Irlande Un morceau pas tout jeune qui est le premier transcrit ici de ce guitariste français vivant aux États-Unis. (C'était d'ailleurs le premier disponible sur le web !!!). Et, toujours en avant première, une image de la tablature au format jpeg. |
DADGAD | |||
| The Return from
Fingall Un autre morceau des débuts. Comme dans tout Bensusan ça peut avoir l'air simple au début, mais pour le faire sonner convenablement, c'est autre chose. |
DADGAD | |||
| The Pure Drop Un reel qui aura intérêt à être joué lentement. Il apparaît dans le deuxième disque de Pierre Bensusan, et réapparaît ensuite, encore que totalement transformé, sous le nom de "The Last Pint" dans Spices. |
DADGAD |
|
||
| L'effet Harpisant Bon, là ce n'est pas un morceau, c'est un exercice. A vos manches... |
DADGAD |
|
Tous les disques de Pierre Bensusan sont en vente sur son site internet (bon de commande à renvoyer à DADGAD Music). Je vous recommande particulièrement son dernier, Intuite.
Troisième partie : John Renbourn
Pour ceux qui ont du mal à trouver les disques je recommande Avalon Guitars, un site américain où l'on trouve partitions, CD, recueils de tablatures. En particulier les disques de John Renbourn, que pour ma part je ne trouve toujours pas en Bretagne, et tout le monde n'habite pas à Paris... Aussi à essayer Acoustic Music Records, avec en particulier les disques de Franco Morone. Et pour trouver les partitions, cassettes vidéos, etc. allez voir à Stefan Grossman's Guitar Workshop. De la même façon que précédemment, vous ne trouverez ci-dessous que quelques morceaux, donnés à titre d'exemples. Je recommande vivement la lecture des recueils de partitions ou, mieux encore, les cassettes disponibles chez Stefan Grossman. Pour nous européens qui ne sommes pas au standard NTSC, il est possible de les commander en Angleterre au format PAL. Enfin, une nouveauté, le site officiel de John Renbourn. A voir absolument (in english !). Pour les non anglophones, une traduction du texte de ce site.
Au passage, quelques mots sur l'artiste. A voir d'abord, la discographie de John Renbourn, entièrement en anglais, pour les amoureux du Maîîîître. Autre possibilité, le catalogue tout aussi exhaustif ici. La musique de John Renbourn est une fusion des musiques traditionnelles britanniques et (surtout) celtiques avec la musique de jazz, le blues, le ragtime, la musique classique, moyenne-orientale et Renaissance ; un style à l’origine surnommé "folk-baroque." Adolescent, Renbourn a joué du folk et du blues dans sa ville natale de Torquay dans le sud-ouest de l’Angleterre. En 1964, après deux ans d’études de la guitare classique (et à vingt ans) notre héros arrive à Londres et joue dans le circuit folklorique de Soho, enregistrant un premier disque chez Transatlantic (John Renbourn TRA 165). Il rencontre le guitariste Bert Jansch et la chanteuse Jacqui McShee, avec qui il fonde alors le groupe de folk-rock Pentangle en 1967 (à ce sujet voir la traduction d'un article du Times de 1969). Se frayant un chemin à travers la combinaison des mélodies folkloriques traditionnelles liées à des influences jazz, Pentangle a créé un style qui a longtemps continué à inspirer des musiciens un peu partout. La carrière du groupe s’est terminée à la fin des années 70, laissant John Renbourn poursuivre une carrière solo qui continue depuis. Pour finir avec JR quelques lignes reçues à propos du site :
" Je suis un admirateur inconditionnel de
John Renbourn depuis l'age de 15 ans, c'est à dire depuis bientôt ... 30 ans,
age auquel j'ai commencé à jouer de la guitare, passion qui ne m'a jamais
quitté depuis. Je crois que Renbourn a dit lors d'une interview qu'il avait
entendu un jour jouer Big Bil Broonzy ... et qu'il avait passé sa vie à
essayer de jouer comme lui. Eh bien je crois que depuis que j'ai entendu
jouer Renbourn, probablement en 1975...j'essaye de jouer comme lui. Inutile de
préciser que mon entreprise est loin d'avoir eu la réussite de la sienne ! C'était
l'époque, (fin des années 1970) que vous avez du connaitre, si j'en juge d'après
vos gouts, où la guitare "folk"
était l'objet d'un engouement particulier chez les ados, engouement dont
je ne connais pas bien l'origine d'ailleurs ... J'ai
pris à l'époque des cours avec Patrick Moulou, ami de Remy Froissart et
excellent musicien, qui tenait un magasin de musique à Clamart, en banlieu
parisienne, là ou j'habitais et étais lycéen. C'est dans son magasin que j'ai
acheté ma première guitare, une Takamine qui valait 1000 F de l'époque (une
somme énorme à mes yeux) et que je garde encore, malgré qu'elle soit devenue
quasiment injouable avec le temps ... [Patrick Moulou a continué à oeuvrer
dans la musique, il fut le fondateur avec Philippe Angrand d'un ephémère
groupe de country-bluegrass "Wells Fargo" (dont j'ai encore un vynil)
et d'un ou deux albums solos. Il a écrit une série de transcriptions de
chansons enfantines pour la guitare et je vois de temps en tant son nom cité
sur des méthodes qui sortent par ci par là...]
A l'époque, on apprenait à jouer du "picking" avec la "Methode
à Dadi" (Marcel Dadi, décédé depuis, qui avait une réputation
destatreuse de "requin" dans le milieu des guitaristes parisiens ...),
on s'essayait au ragtime et au blues en écoutant Alain Giroux et avec les
premiers recueil de S. Grossman. On écoutait aussi Doc Watson en essayant sans
succés de re-jouer ses parties fabuleuses de flat-picking (Black Moutain Rag
...) Et puis un jour, Patrick Moulou m'a fait écouter le premier disque éponyme
de Renbourn. Ce fut un choc dont je ne me suis jamais remis !
J'abandonnais quasiment tout autre style de guitare pour me consacrer
exclusivement à la répétition laborieuse de ces fabuleux blues que sont Judy,
Anoter Monday, Buffalo, My Dear Boy, A Day At The Sea-Side, ..., tous les
"standards" d'"Early-music" (Lady Nothinges..., The Lady and
the Unicorn, Ladies Goes to Church, j'en oublie ...), et bien sûr
le chef-d'oeuvre inégalé à mes yeux (enfin à mes oreilles) : Sweet
Potatoe. C'est aussi à cette époque que j'ai découvert Pierre Bensusan,
entendu pour la première fois au Centre Culturel de Clamart où Patrick Moulou
et Philippe Angrand organisaient des "hootnannies" pour leurs élèves
et faisaient venir des "pointures". Je trouve sa musique magnifique,
bien que je ne sois pas aussi fasciné par la musique celtique que par le blues
baroque de Renbourn et de Jansh ... Pour moi, l'album en duo "Bert an
John" de ces deux là est un sommet absolu de la guitare telle que je
l'aime ... C'est peut être pour cela que j'ai suivi avec moins d'intérêt la
seconde partie de la carrière de Renbourn, disons àprès "The Hermit",
bien que des disques comme "The Black Balloon" et "The Nine
Maidens" recèlent des merveilles que j'ai toujours autant de plaisir à écouter
et à (essayer de) jouer. "
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mise à jour le 05 mars 2000